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© E. N'Sapu / HI
Pays
Écrit par
France
Alliance Urgences
08.03.2025

Journée internationale des femmes 2025 : renforcer le soutien aux femmes dans les crises humanitaires

À l’occasion de la Journée internationale des femmes le 8 mars 2025, Alliance Urgences et ses ONG membres mettent en lumière les défis auxquels les femmes sont confrontées dans les contextes de crise humanitaire. Qu’elles soient le fruit de conflits, de catastrophes naturelles ou de crises sanitaires, ces situations d’urgence exacerbent les inégalités de genre et exposent les femmes à de multiples formes de discrimination.

La situation des femmes et des filles dans les contextes de crise

Les crises humanitaires frappent de manière disproportionnée les droits des femmes, accentuant les inégalités de genre et aggravant leur vulnérabilité.

Les violences basées sur le genre (VBG), y compris les violences sexuelles, physiques et psychologiques, atteignent souvent des niveaux alarmants dans ces contextes. C’est notamment le cas au Soudan ou en République Démocratique du Congo. Les femmes, déjà confrontées à de profondes inégalités structurelles, sont encore plus marginalisées et exposées à des risques accrus d’exploitation et de violences. Au Soudan, l’ONU Femme estime que :

« 6,9 millions de personnes sont actuellement exposées au risque de violences basées sur le genre. Les cas documentés de viols massifs et systématiques mettent en évidence l’utilisation de la violence sexuelle comme arme de guerre, laissant les survivantes dans un besoin urgent de soutien médical, psychologique et social. Depuis décembre 2023, le nombre de survivantes de violences sexistes, y compris les violences sexuelles liées aux conflits, demandant des services a augmenté de 288 %, illustrant l’ampleur de la crise. Les preuves montrent que les femmes et les filles issues de minorités ethniques sont délibérément ciblées »1.

Les violences sexuelles persistent également en période post-conflit, perpétuant un cycle d’anxiété et de peur qui freine la reconstruction des victimes. Les survivantes peinent à obtenir justice et réparation en raison de la stigmatisation, du manque de soutien psychosocial et des obstacles juridiques.

C’est pourquoi, la protection des femmes et des filles, ainsi que l’intégration de la prévention et de la prise en charge des violences basées sur le genre dans les programmes humanitaires est essentielle pour briser ce cycle de violences.

De plus, l’accès restreint aux services de santé sexuelle et reproductive met la vie des femmes et des filles en danger, avec des conséquences graves telles que les grossesses non désirées, les infections sexuellement transmissibles et les complications obstétricales.

© T. Nicholson / HI

En parallèle, les femmes font face à des obstacles majeurs pour accéder à des services essentiels comme l’éducation, la santé, l’alimentation, l’eau et un abri sûr. Elles sont souvent contraintes de subvenir aux besoins de leur famille, parfois au prix de leur propre bien-être, allant jusqu’à se priver de nourriture pour leurs proches.

Les déplacements forcés entraînent une pauvreté accrue et une perte de moyens de subsistance, exposant particulièrement les femmes et les filles à des conditions de vie précaires. Dans les camps de réfugiés, la protection contre les violences reste insuffisante, et les risques de mariage précoce, forcé et d’exploitation sexuelle augmentent.

Enfin, la participation des femmes aux processus de prise de décision reste limitée, réduisant leur capacité à influencer les réponses humanitaires et les efforts de reconstruction post-crise, selon leurs besoins spécifiques.

© E. N’Sapu / HI

Un engagement renforcé en contexte de crise

La Journée internationale des femmes est un moment clé pour réaffirmer notre engagement en faveur de l’égalité des sexes, en particulier dans les contextes de crise où les femmes et les filles figurent parmi les plus vulnérables. Pour répondre efficacement à ces défis, une approche globale et coordonnée est essentielle. La collaboration entre les organisations humanitaires, les gouvernements et les communautés locales permet d’aborder les dimensions économiques, sociales, culturelles et politiques de l’égalité des genres et d’assurer des interventions inclusives et adaptées aux besoins spécifiques des femmes et des filles.

© Régis Binard / HI

Alliance Urgences intègre ces questions au cœur des programmes humanitaires de ses membres pour que les femmes ne soient pas reconnues uniquement comme des bénéficiaires, mais aussi comme des actrices essentielles dans la gestion des crises et la reconstruction de leurs communautés. L’égalité de genre n’est pas seulement un droit fondamental, c’est aussi un levier essentiel pour bâtir des sociétés plus résilientes face aux crises.

 

Des actions concrètes pour protéger et autonomiser les femmes

Alliance Urgences, à travers ses ONG membres, soutient la mise en place d’interventions ciblées visant à protéger et promouvoir les droits des femmes dans les contextes humanitaires. Ces actions incluent :

  • L’accès aux soins de santé, notamment en matière de santé sexuelle et reproductive.
  • La prévention et la prise en charge des violences basées sur le genre.
  • La mise à disposition d’abris sûrs, d’une alimentation adéquate et de services en eau, hygiène et assainissement.
  • L’accès à l’éducation pour garantir un avenir meilleur aux filles.
  • L’accès à la formation professionnelle et aux projets d’autonomisation économique.

Alliance Urgences reste déterminée à faire de l’égalité de genre, qui constitue l’une des clés pour encourager le développement de tout un pays, une réalité.

Hélas, et alors même que les besoins augmentent, l’égalité de genre est confrontée à des menaces croissantes, notamment en raison de l’adoption, par de nombreux pays, de politiques de repli, réduisant ou suspendant les financements pour l’aide humanitaire. Ce désengagement met en péril des programmes essentiels, privant des millions de personnes d’un accès vital à l’aide, à la protection et aux services de première nécessité.

 

¹ Source : Onufemmes.fr

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